Chien-Loup – Serge Joncour


L’idée de passer tout l’été coupés du monde angoissait Franck mais enchantait Lise, alors Franck avait accepté, un peu à contrecœur et beaucoup par amour, de louer dans le Lot cette maison absente de toutes les cartes et privée de tout réseau. L’annonce parlait d’un gîte perdu au milieu des collines, de calme et de paix. Mais pas du passé sanglant de cet endroit que personne n’habitait plus et qui avait abrité un dompteur allemand et ses fauves pendant la Première Guerre mondiale. Et pas non plus de ce chien sans collier, chien ou loup, qui s’est imposé au couple dès le premier soir et qui semblait chercher un maître. En arrivant cet été-là, Franck croyait encore que la nature, qu’on avait apprivoisée aussi bien qu’un animal de compagnie, n’avait plus rien de sauvage ; il pensait que les guerres du passé, où les hommes s’entretuaient, avaient cédé la place à des guerres plus insidieuses, moins meurtrières. Ça, c’était en arrivant.

Serge Joncour raconte l’histoire, à un siècle de distance, d’un village du Lot, et c’est tout un passé peuplé de bêtes et anéanti par la guerre qu’il déterre, comme pour mieux éclairer notre monde contemporain. En mettant en scène un couple moderne aux prises avec la nature et confronté à la violence, il nous montre que la sauvagerie est toujours prête à surgir au cœur de nos existences civilisées, comme un chien-loup.

Prix public TTC 21.00€
Titre CHIEN-LOUP
Auteur SERGE JONCOUR
Éditeur FLAMMARION
ISBN 9782081421110
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Dix-sept ans – Eric Fottorino


«Lina n’était jamais vraiment là. Tout se passait dans son regard. J’en connaissais les nuances, les reflets, les défaites. Une ombre passait dans ses yeux, une ombre dure qui fanait son visage. Elle était là mais elle était loin. Je ne comprenais pas ces sautes d’humeur, ces sautes d’amour.»
Un dimanche de décembre, une femme livre à ses trois fils le secret qui l’étouffe. En révélant une souffrance insoupçonnée, cette mère niée par les siens depuis l’adolescence se révèle dans toute son humanité et son obstination à vivre libre, bien qu’à jamais blessée.
Une trentaine d’années après Rochelle, Éric Fottorino apporte la pièce manquante de sa quête identitaire. À travers le portrait solaire et douloureux d’une mère inconnue, l’auteur de Korsakov et de L’homme qui m’aimait tout bas donne ici le plus personnel de ses romans.

Prix public TTC 20.50€
Titre DIX-SEPT ANS
Auteur ERIC FOTTORINO
Éditeur GALLIMARD
ISBN 9782070141128

Devant la mort – Hervé Prudon


«Atteint d’un cancer diagnostiqué en août 2017, Hervé Prudon se savait condamné. Durant les deux derniers mois de sa vie, où il lui était devenu impossible d’écrire le roman qu’il avait ébauché, il remplira deux carnets de moleskine noirs d’une écriture tremblée. Une centaine de poèmes qui tous parlent de la mort à venir et frappent par leur lucidité et l’urgence dont ils sont un puissant témoignage. Ils dessinent en creux la personnalité d’un homme, porteur d’une douleur existentielle qu’il chercha toute sa vie à conjurer par la légèreté.»
Sylvie Péju.

Prix public TTC 14.50€
Titre DEVANT LA MORT
Auteur HERVE PRUDON
Éditeur GALLIMARD
ISBN 9782072819841

Tenir jusqu’à l’Aube – Carole Fives


Une jeune mère célibataire s’occupe de son fils de deux ans. Du matin au soir, sans crèche, sans famille à proximité, sans budget pour une baby-sitter, ils vivent une relation fusionnelle. Pour échapper à l’étouffement, la mère s’autorise à fuguer certaines nuits. À quelques mètres de l’appartement d’abord, puis toujours un peu plus loin, toujours un peu plus tard, à la poursuite d’un semblant de légèreté.
Comme la chèvre de Monsieur Seguin, elle tire sur la corde, mais pour combien de temps encore?
On retrouve, dans ce nouveau livre, l’écriture vive et le regard aiguisé de Carole Fives, fine portraitiste de la famille contemporaine.

Prix public TTC 17.00€
Titre TENIR JUSQU’A L’AUBE
Auteur CAROLE FIVES
Éditeur GALLIMARD
ISBN 9782072797392

Le cœur converti – Stefan Hertmans

Lorsque Stefan Hertmans apprend que Monieux, le petit village provençal où il a élu domicile, a été le théâtre d’un pogrom il y a mille ans et qu’un trésor y serait caché, il part à la recherche d’indices. Une lettre de recommandation découverte dans une synagogue du Caire le met sur la trace d’une jeune noble normande qui, à la fin du onzième siècle, convertie par amour pour un fils de rabbin, aurait trouvé refuge à Monieux.
La belle Vigdis est tombée amoureuse de David, étudiant à la yeshiva de Rouen. Au péril de sa vie, elle le suit dans le Sud, commence à prier son dieu et devient Hamoutal. Son père ayant promis une forte somme à qui la ramènerait, des chevaliers se lancent à sa poursuite. Puis les croisés, de plus en plus nombreux sur le chemin de Jérusalem, semant mort et destruction dans leur sillage, s’intéressent à cette femme aux yeux bleus.
C’est le début d’un conte passionnant et d’une reconstruction littéraire grandiose du Moyen Âge. S’appuyant sur des faits et des sources authentiques, cette histoire d’amour tragique, menée comme une enquête, entraîne le lecteur dans un univers chaotique, un monde en pleine mutation. Stefan Hertmans nous offre aussi un roman contemporain, celui d’une femme en exil que guide l’espoir.

Prix public TTC 21.50€
Titre LE COEUR CONVERTI
Auteur STEFAN HERTMANS
Éditeur GALLIMARD
ISBN 9782072728846

Salina Les trois exils – Laurent Gaudé

Qui dira l’histoire de Salina, la mère aux trois fils, la femme aux trois exils, l’enfant abandonnée aux larmes de sel ? Elle fut recueillie par Mamambala et élevée comme sa fille dans un clan qui jamais ne la vit autrement qu’étrangère et qui voulut la soumettre. Au soir de son existence, c’est son dernier fils qui raconte ce qu’elle a été, afin que la mort lui offre le repos que la vie lui a défendu, afin que le récit devienne légende.
Renouant avec la veine mythique et archaïque de La Mort du roi Tsongor, Laurent Gaudé écrit la geste douloureuse d’une héroïne lumineuse, puissante et sauvage, qui prit l’amour pour un dû et la vengeance pour une raison de vivre.

Prix public TTC 16.80€
Titre SALINA LES TROIS EXILS
Auteur LAURENT GAUDE
Éditeur ACTES SUD
ISBN 9782330109646

LA CATHÉDRALE AUX BŒUFS – L’envers de Laon Vol.3

Dans l’élan vigoureux d’un premier âge gothique, à une époque où toute élévation ne pouvait se faire que pierre après pierre, la cathédrale Notre-Dame de LAON a dû étonner les contemporains de sa construction. Il y a quelque chose de suprême et d’inédit dans cette silhouette si particulière qui se dresse fièrement sur le plateau de Laon. Auguste RODIN voyait ces tours « comme des étendards qui portent au loin le juste orgueil de l’Homme ». Un orgueil manifeste et bien maitrisé, mais emprunt d’un élan extraordinaire vers le ciel. Le site s’y prêtait, les bâtisseurs l’ont magnifiquement transcendé. Et Laon présente à jamais aux lointains visiteurs l’image d’une montagne couronnée par ce joyau d’architecture.

Voici le troisième volume dE la série « L’envers de LAON »…

Prix public TTC 25.00€
Titre LA CATHÉDRALE AUX BŒUFS
Auteur JP BELLAVOINE – JF GARCIA – M HENNEQUIN
Éditeur EDITIONS LUMPEN
ISBN 9791097173029

LOUISE MACAULT, INSTITUTRICE / LE DESTIN D’UNE PATRIOTE 1921-1946 – Joëlle Tourbe-Lapersonne

…en me lançant sur les traces de Louise Macault, jeune institutrice laonnoise morte à 25 ans, en 1946, des suites de sa déportation à Ravensbrück et Holleischen, j’ai découvert une personne étonnante. Une jeune femme intrépide, indépendante, volontaire, énergique, joyeuse, vivante. Tellement vivante…
J’aimerais faire partager mon chemin à la rencontre du sien. En espérant rendre un peu de vie à Louise, la sienne a été tellement courte. Et je voudrais, à travers elle, rendre hommage à tous les anonymes qui ne sont pas revenus des camps, ou qui sont rentrés, comme elle, pour mourir à la maison. D’épuisement, de maladie, hantés par d’insupportables souvenirs.
C’est une grande ambition, mais je suis fière et heureuse de la porter.
Mon livre s’intitule « Louise Macault, institutrice», son sous-titre, « le destin d’une patriote, 1921-1946 ».

Joëlle Tourbe-Lapersonne

 

Prix public TTC 15.00€
Titre LOUISE MACAULT, INSTITUTRICE
Auteur JOELLE TOURBE-LAPERSONNE

Le Lambeau – Philippe Lançon

Lambeau, subst. masc.
1. Morceau d’étoffe, de papier, de matière souple, déchiré ou arraché, détaché du tout ou y attenant en partie.
2. Par analogie : morceau de chair ou de peau arrachée volontairement ou accidentellement. Lambeau sanglant ; lambeaux de chair et de sang. Juan, désespéré, le mordit à la joue, déchira un lambeau de chair qui découvrait sa mâchoire (Borel, Champavert, 1833, p. 55).
3. Chirurgie : segment de parties molles conservées lors de l’amputation d’un membre pour recouvrir les parties osseuses et obtenir une cicatrice souple. Il ne restait plus après l’amputation qu’à rabattre le lambeau de chair sur la plaie, ainsi qu’une épaulette à plat (Zola, Débâcle, 1892, p. 338).

(Définitions extraites du Trésor de la Langue Française).

Le lambeau de Philippe Lançon. Entretien

Le Lambeau est le récit de votre vie avant, pendant et surtout après l’attentat contre Charlie Hebdo le 7 janvier 2015, attentat au cours duquel vous avez été grièvement blessé. Vous écrivez à ce sujet, « tout était à la fois brumeux, précis et détaché ». Ce livre est-il une façon de dissiper cette brume ?
Il ne dissipe aucune brume. Il explore cette brume et il le fait avec les moyens du bord : dans mon cas, et depuis le début, écrire. C’est un acte de construction littéraire,
qui s’accomplit parallèlement à la reconstruction chirurgicale.

Juste après l’attentat, écrivez-vous, « j’étais un blessé de guerre dans un pays en paix et je me suis senti désemparé ». Dans la suite du livre, vous reparlez peu de cette guerre menée par les islamistes. Considérez-vous que cet ouvrage n’est pas le lieu pour en parler, ou n’avez-vous pas envie d’ajouter votre point de vue à tout ce qui a été dit et imprimé sur le sujet ?
Mon livre n’est pas un essai sur l’islamisme ou sur l’état de l’hôpital, sujets sur lesquels je suis incompétent : c’est un récit et une réflexion intimes. C’est l’histoire d’un homme qui a été victime d’un attentat, qui a passé neuf mois à l’hôpital, et qui raconte le plus précisément, et j’espère le plus légèrement possible, comment cet attentat et ce séjour ont modifié sa vie et la vie des autres autour de lui, ses sentiments, ses sensations, sa mémoire, son corps et sa perception du corps, son rapport à la musique, à la peinture, sa manière de respirer et d’écrire.

De même, à l’exception des articles que vous avez alors écrits, vous restez plus que discret sur les conséquences de l’après-attentat pour Charlie…
L’actualité, dans ce livre, ne m’intéresse pas. Elle n’entrait presque pas dans mes chambres d’hôpital.

Quelques jours après l’attentat, vous êtes une sorte de héros, le président de la République vous rend visite. Plus tard, vous écrivez que vous n’avez pas envie d’être regardé « comme une sorte de colonel Chabert ». Diriez-vous que les survivants dérangent ?
Je ne dirais pas ça. Ce qui dérange peut-être, dans ce monde si rapide, si impatient, c’est le temps si lent, si résistant, parfois presque immobile, dans lequel vivent les patients et les survivants.

Dans votre premier article après l’attentat, publié dans Libération, cette phrase : « Le journaliste, avec sa discipline pavlovienne, venait au secours du blessé pour que le patient puisse s’exprimer. » La volonté d’écrire, de témoigner, de rester journaliste envers et contre tout, a-t-elle été votre « moteur » pour continuer à vivre ?
Pourquoi et comment continue-t-on à vivre ? Je n’en sais rien. Écrire des chroniques en quasi-direct sur ce que je vivais m’a aidé en donnant forme, et donc peut-être sens, à ce que je vivais ; en me détachant, paradoxalement, de moi-même. Écrire ce livre a été un tout autre travail, entrepris plus tard, où mémoire et rêverie ont fait de toute réalité vécue un état de fiction. Je suis journaliste et je suis écrivain, sans hiérarchie. Les deux se sont retrouvés, quoi qu’ils vaillent, parmi les morts, entre les draps et dans ces pages.

Entretien réalisé avec Philippe Lançon à l’occasion de la parution du Lambeau.

(Source: http://www.gallimard.fr/Media/Gallimard/Entretien-ecrit/Entretien-Philippe-Lancon.-Le-lambeau/(source)/301988 )

Prix public TTC 21.00€
Titre LE LAMBEAU
Auteur PHILIPPE LANCON
Éditeur GALLIMARD
ISBN 9782072689079

La Disparition de Stephanie Mailer – Joël Dicker


30 juillet 1994. Orphea, petite station balnéaire tranquille des Hamptons, dans l’État de New York, est bouleversée par un effroyable fait divers: le maire de la ville et sa famille sont assassinés chez eux, ainsi qu’une passante, témoin du meurtre.

L’enquête, confiée à la police d’État, est menée par un duo de jeunes policiers, Jesse Rosenberg et Derek Scott. Ambitieux et tenaces, ils parviendront à découvrir le meurtrier, solides preuves à l’appui. Celui-ci a été tué lors de son arrestation. Les deux policiers ont récolté les louanges de leur hiérarchie et même une décoration.

Vingt ans plus tard, au mois de juin 2014, Jesse Rosenberg, devenu capitaine, est sur le point de quitter la police pour se consacrer à un projet personnel après une brillante carrière d’enquêteur. Il est devenu une légende locale de la police. On dit de lui qu’il a élucidé toutes les affaires qui lui ont été confiées, ce qui lui vaut le surnom de capitaine 100%. Derek Scott, en revanche, ne travaille plus sur le terrain et végète au sein d’une brigade administrative. Mais la vie des deux hommes va être totalement chamboulée lorsqu’une journaliste, Stephanie Mailer, vient trouver Jesse à sa cérémonie de départ de la police et lui annonce que son surnom n’est pas mérité : elle affirme à Jesse que contrairement à ce qu’il croit, sa toute première enquête, celle consacrée au quadruple meurtre d’Orphea, n’a pas été résolue. Pour Stephanie, Derek et Jesse se sont trompés de meurtrier. Un détail, pourtant évident, leur aurait échappé à l’époque.

Jesse, certain que Derek et lui ne se sont pas trompés en 1994, met d’abord en doute la version de Stephanie. Mais trois jours plus tard, lorsque cette dernière disparaît et que les premières pistes s’entremêlent avec l’affaire de 1994, Jesse et Derek n’ont pas d’autre choix que de retourner à Orphea.

Qu’est-il arrivé à Stephanie Mailer?

Qu’avait-elle découvert?

Si Jesse et Derek se sont trompés de coupable en 1994, alors qui est le véritable auteur du quadruple meurtre?

Et que s’est-il réellement passé le soir du 30 juillet 1994 à Orphea?

Joël Dicker est né à Genève en 1985. Son premier roman, Les Derniers Jours de nos pères, a reçu les Prix des écrivains genevois en 2010. Il a publié en 2012 La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert, qui a obtenu successivement le Prix de la Vocation Bleustein-Blanchet, le Grand Prix du Roman de l’Académie française et le Prix Goncourt des Lycéens. En 2015 il a publié Le Livre des Baltimore.

ERRATUM
Une erreur s’est malencontreusement glissée page 626, ligne 2, dans la première impression. Il faut lire “maire Gordon” au lieu de “maire Brown”.

Prix public TTC 23.00€
Titre LA DISPARITION DE STEPHANIE MAILER
Auteur JOEL DICKER
Éditeur EDITIONS DE FALLOIS
ISBN 9791032102008