Le cœur converti – Stefan Hertmans

Lorsque Stefan Hertmans apprend que Monieux, le petit village provençal où il a élu domicile, a été le théâtre d’un pogrom il y a mille ans et qu’un trésor y serait caché, il part à la recherche d’indices. Une lettre de recommandation découverte dans une synagogue du Caire le met sur la trace d’une jeune noble normande qui, à la fin du onzième siècle, convertie par amour pour un fils de rabbin, aurait trouvé refuge à Monieux.
La belle Vigdis est tombée amoureuse de David, étudiant à la yeshiva de Rouen. Au péril de sa vie, elle le suit dans le Sud, commence à prier son dieu et devient Hamoutal. Son père ayant promis une forte somme à qui la ramènerait, des chevaliers se lancent à sa poursuite. Puis les croisés, de plus en plus nombreux sur le chemin de Jérusalem, semant mort et destruction dans leur sillage, s’intéressent à cette femme aux yeux bleus.
C’est le début d’un conte passionnant et d’une reconstruction littéraire grandiose du Moyen Âge. S’appuyant sur des faits et des sources authentiques, cette histoire d’amour tragique, menée comme une enquête, entraîne le lecteur dans un univers chaotique, un monde en pleine mutation. Stefan Hertmans nous offre aussi un roman contemporain, celui d’une femme en exil que guide l’espoir.

Prix public TTC 21.50€
Titre LE COEUR CONVERTI
Auteur STEFAN HERTMANS
Éditeur GALLIMARD
ISBN 9782072728846
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Salina Les trois exils – Laurent Gaudé

Qui dira l’histoire de Salina, la mère aux trois fils, la femme aux trois exils, l’enfant abandonnée aux larmes de sel ? Elle fut recueillie par Mamambala et élevée comme sa fille dans un clan qui jamais ne la vit autrement qu’étrangère et qui voulut la soumettre. Au soir de son existence, c’est son dernier fils qui raconte ce qu’elle a été, afin que la mort lui offre le repos que la vie lui a défendu, afin que le récit devienne légende.
Renouant avec la veine mythique et archaïque de La Mort du roi Tsongor, Laurent Gaudé écrit la geste douloureuse d’une héroïne lumineuse, puissante et sauvage, qui prit l’amour pour un dû et la vengeance pour une raison de vivre.

Prix public TTC 16.80€
Titre SALINA LES TROIS EXILS
Auteur LAURENT GAUDE
Éditeur ACTES SUD
ISBN 9782330109646

LA CATHÉDRALE AUX BŒUFS – L’envers de Laon Vol.3

Dans l’élan vigoureux d’un premier âge gothique, à une époque où toute élévation ne pouvait se faire que pierre après pierre, la cathédrale Notre-Dame de LAON a dû étonner les contemporains de sa construction. Il y a quelque chose de suprême et d’inédit dans cette silhouette si particulière qui se dresse fièrement sur le plateau de Laon. Auguste RODIN voyait ces tours « comme des étendards qui portent au loin le juste orgueil de l’Homme ». Un orgueil manifeste et bien maitrisé, mais emprunt d’un élan extraordinaire vers le ciel. Le site s’y prêtait, les bâtisseurs l’ont magnifiquement transcendé. Et Laon présente à jamais aux lointains visiteurs l’image d’une montagne couronnée par ce joyau d’architecture.

Voici le troisième volume dE la série « L’envers de LAON »…

Prix public TTC 25.00€
Titre LA CATHÉDRALE AUX BŒUFS
Auteur JP BELLAVOINE – JF GARCIA – M HENNEQUIN
Éditeur EDITIONS LUMPEN
ISBN 9791097173029

LOUISE MACAULT, INSTITUTRICE / LE DESTIN D’UNE PATRIOTE 1921-1946 – Joëlle Tourbe-Lapersonne

…en me lançant sur les traces de Louise Macault, jeune institutrice laonnoise morte à 25 ans, en 1946, des suites de sa déportation à Ravensbrück et Holleischen, j’ai découvert une personne étonnante. Une jeune femme intrépide, indépendante, volontaire, énergique, joyeuse, vivante. Tellement vivante…
J’aimerais faire partager mon chemin à la rencontre du sien. En espérant rendre un peu de vie à Louise, la sienne a été tellement courte. Et je voudrais, à travers elle, rendre hommage à tous les anonymes qui ne sont pas revenus des camps, ou qui sont rentrés, comme elle, pour mourir à la maison. D’épuisement, de maladie, hantés par d’insupportables souvenirs.
C’est une grande ambition, mais je suis fière et heureuse de la porter.
Mon livre s’intitule « Louise Macault, institutrice», son sous-titre, « le destin d’une patriote, 1921-1946 ».

Joëlle Tourbe-Lapersonne

 

Prix public TTC 15.00€
Titre LOUISE MACAULT, INSTITUTRICE
Auteur JOELLE TOURBE-LAPERSONNE


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Le Lambeau – Philippe Lançon

Lambeau, subst. masc.
1. Morceau d’étoffe, de papier, de matière souple, déchiré ou arraché, détaché du tout ou y attenant en partie.
2. Par analogie : morceau de chair ou de peau arrachée volontairement ou accidentellement. Lambeau sanglant ; lambeaux de chair et de sang. Juan, désespéré, le mordit à la joue, déchira un lambeau de chair qui découvrait sa mâchoire (Borel, Champavert, 1833, p. 55).
3. Chirurgie : segment de parties molles conservées lors de l’amputation d’un membre pour recouvrir les parties osseuses et obtenir une cicatrice souple. Il ne restait plus après l’amputation qu’à rabattre le lambeau de chair sur la plaie, ainsi qu’une épaulette à plat (Zola, Débâcle, 1892, p. 338).

(Définitions extraites du Trésor de la Langue Française).

Le lambeau de Philippe Lançon. Entretien

Le Lambeau est le récit de votre vie avant, pendant et surtout après l’attentat contre Charlie Hebdo le 7 janvier 2015, attentat au cours duquel vous avez été grièvement blessé. Vous écrivez à ce sujet, « tout était à la fois brumeux, précis et détaché ». Ce livre est-il une façon de dissiper cette brume ?
Il ne dissipe aucune brume. Il explore cette brume et il le fait avec les moyens du bord : dans mon cas, et depuis le début, écrire. C’est un acte de construction littéraire,
qui s’accomplit parallèlement à la reconstruction chirurgicale.

Juste après l’attentat, écrivez-vous, « j’étais un blessé de guerre dans un pays en paix et je me suis senti désemparé ». Dans la suite du livre, vous reparlez peu de cette guerre menée par les islamistes. Considérez-vous que cet ouvrage n’est pas le lieu pour en parler, ou n’avez-vous pas envie d’ajouter votre point de vue à tout ce qui a été dit et imprimé sur le sujet ?
Mon livre n’est pas un essai sur l’islamisme ou sur l’état de l’hôpital, sujets sur lesquels je suis incompétent : c’est un récit et une réflexion intimes. C’est l’histoire d’un homme qui a été victime d’un attentat, qui a passé neuf mois à l’hôpital, et qui raconte le plus précisément, et j’espère le plus légèrement possible, comment cet attentat et ce séjour ont modifié sa vie et la vie des autres autour de lui, ses sentiments, ses sensations, sa mémoire, son corps et sa perception du corps, son rapport à la musique, à la peinture, sa manière de respirer et d’écrire.

De même, à l’exception des articles que vous avez alors écrits, vous restez plus que discret sur les conséquences de l’après-attentat pour Charlie…
L’actualité, dans ce livre, ne m’intéresse pas. Elle n’entrait presque pas dans mes chambres d’hôpital.

Quelques jours après l’attentat, vous êtes une sorte de héros, le président de la République vous rend visite. Plus tard, vous écrivez que vous n’avez pas envie d’être regardé « comme une sorte de colonel Chabert ». Diriez-vous que les survivants dérangent ?
Je ne dirais pas ça. Ce qui dérange peut-être, dans ce monde si rapide, si impatient, c’est le temps si lent, si résistant, parfois presque immobile, dans lequel vivent les patients et les survivants.

Dans votre premier article après l’attentat, publié dans Libération, cette phrase : « Le journaliste, avec sa discipline pavlovienne, venait au secours du blessé pour que le patient puisse s’exprimer. » La volonté d’écrire, de témoigner, de rester journaliste envers et contre tout, a-t-elle été votre « moteur » pour continuer à vivre ?
Pourquoi et comment continue-t-on à vivre ? Je n’en sais rien. Écrire des chroniques en quasi-direct sur ce que je vivais m’a aidé en donnant forme, et donc peut-être sens, à ce que je vivais ; en me détachant, paradoxalement, de moi-même. Écrire ce livre a été un tout autre travail, entrepris plus tard, où mémoire et rêverie ont fait de toute réalité vécue un état de fiction. Je suis journaliste et je suis écrivain, sans hiérarchie. Les deux se sont retrouvés, quoi qu’ils vaillent, parmi les morts, entre les draps et dans ces pages.

Entretien réalisé avec Philippe Lançon à l’occasion de la parution du Lambeau.

(Source: http://www.gallimard.fr/Media/Gallimard/Entretien-ecrit/Entretien-Philippe-Lancon.-Le-lambeau/(source)/301988 )

Prix public TTC 21.00€
Titre LE LAMBEAU
Auteur PHILIPPE LANCON
Éditeur GALLIMARD
ISBN 9782072689079


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L’union – Mardi 15 Janvier 2018

La Disparition de Stephanie Mailer – Joël Dicker


30 juillet 1994. Orphea, petite station balnéaire tranquille des Hamptons, dans l’État de New York, est bouleversée par un effroyable fait divers: le maire de la ville et sa famille sont assassinés chez eux, ainsi qu’une passante, témoin du meurtre.

L’enquête, confiée à la police d’État, est menée par un duo de jeunes policiers, Jesse Rosenberg et Derek Scott. Ambitieux et tenaces, ils parviendront à découvrir le meurtrier, solides preuves à l’appui. Celui-ci a été tué lors de son arrestation. Les deux policiers ont récolté les louanges de leur hiérarchie et même une décoration.

Vingt ans plus tard, au mois de juin 2014, Jesse Rosenberg, devenu capitaine, est sur le point de quitter la police pour se consacrer à un projet personnel après une brillante carrière d’enquêteur. Il est devenu une légende locale de la police. On dit de lui qu’il a élucidé toutes les affaires qui lui ont été confiées, ce qui lui vaut le surnom de capitaine 100%. Derek Scott, en revanche, ne travaille plus sur le terrain et végète au sein d’une brigade administrative. Mais la vie des deux hommes va être totalement chamboulée lorsqu’une journaliste, Stephanie Mailer, vient trouver Jesse à sa cérémonie de départ de la police et lui annonce que son surnom n’est pas mérité : elle affirme à Jesse que contrairement à ce qu’il croit, sa toute première enquête, celle consacrée au quadruple meurtre d’Orphea, n’a pas été résolue. Pour Stephanie, Derek et Jesse se sont trompés de meurtrier. Un détail, pourtant évident, leur aurait échappé à l’époque.

Jesse, certain que Derek et lui ne se sont pas trompés en 1994, met d’abord en doute la version de Stephanie. Mais trois jours plus tard, lorsque cette dernière disparaît et que les premières pistes s’entremêlent avec l’affaire de 1994, Jesse et Derek n’ont pas d’autre choix que de retourner à Orphea.

Qu’est-il arrivé à Stephanie Mailer?

Qu’avait-elle découvert?

Si Jesse et Derek se sont trompés de coupable en 1994, alors qui est le véritable auteur du quadruple meurtre?

Et que s’est-il réellement passé le soir du 30 juillet 1994 à Orphea?

Joël Dicker est né à Genève en 1985. Son premier roman, Les Derniers Jours de nos pères, a reçu les Prix des écrivains genevois en 2010. Il a publié en 2012 La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert, qui a obtenu successivement le Prix de la Vocation Bleustein-Blanchet, le Grand Prix du Roman de l’Académie française et le Prix Goncourt des Lycéens. En 2015 il a publié Le Livre des Baltimore.

ERRATUM
Une erreur s’est malencontreusement glissée page 626, ligne 2, dans la première impression. Il faut lire “maire Gordon” au lieu de “maire Brown”.

Prix public TTC 23.00€
Titre LA DISPARITION DE STEPHANIE MAILER
Auteur JOEL DICKER
Éditeur EDITIONS DE FALLOIS
ISBN 9791032102008

Guernica 1937 – Alain Vircondelet


Sur le grand échiquier des amours de Picasso, Dora Maar est celle qu’il aura peut-être le plus aimée.
Très vite cependant, il ne put supporter de se savoir prisonnier de l’«Adorée Dora». La création de Guernica lui donna les moyens d’échapper au sortilège. Conçue sous les yeux de Dora à la mémoire de tous les massacres perpétrés dans le monde, la toile devint aussi le lieu de la mise à mort de leur passion.

Alain Vircondelet retrace dans ce roman brûlant une histoire de désir et d’emprise qui ne trouvera d’accomplissement que dans ce que Picasso appelait «le corps déchiré de l’amour».

Prix public TTC 18.00€
Titre GUERNICA 1937
Auteur ALAIN VIRCONDELET
Éditeur FLAMMARION
ISBN 9782081352322

L’amour après – Marceline Loridan-Ivens & Judith Perrignon


« Le téléphone sonne. C’est Charlotte qui m’appelle d’Israël. Nous étions dans la même classe à Montélimar. Elle a été arrêtée après moi, mais je ne l’ai pas croisée à Birkenau.

— Qu’est-ce que tu fais en ce moment ? demande-t-elle.
— Je travaille sur l’amour.
Un silence alors, comme si le mot amour s’égarait, se cognait dans sa tête. Elle ne sait qu’en faire.
— L’amour au camp ou quoi ?
— Après les camps.
— Ah, c’est mieux. L’amour au camp, j’en ai pas vu beaucoup. »

Comment aimer, s’abandonner, désirer, jouir, quand on a été déportée à quinze ans ?
Retrouvant à quatre-vingt-neuf ans sa « valise d’amour », trésor vivant des lettres échangées avec les hommes de sa vie, Marceline Loridan-Ivens se souvient…
Un récit merveilleusement libre sur l’amour et la sensualité.

Prix public TTC 16.00€
Titre L’AMOUR D’APRÈS
Auteur MARCELINE LORIDAN-IVENS & JUDITH PERRIGNON
Éditeur GRASSET
ISBN 9782246812432

Terres promises – Milena Agus


La terre promise, tout le monde la cherche. Pour Raffaele, de retour en Sardaigne juste après la guerre, elle se situe sur le Continent. Mais une fois là-bas, Ester, sa jeune épouse, a le mal du pays, elle qui était pourtant si pressée d’en partir… Alors la famille y retourne. Leur fille, Felicita, s’adapte aux humeurs locales et s’initie avec la même conviction au communisme et au sexe. De ses amours naîtra Gregorio, drôle de petit bonhomme qui trouvera sa voie dans la musique. Au fil des ans et des rencontres, ils avanceront dans leurs vies imparfaites, croisant la route d’autres êtres en quête de bonheur. Pour tous, Felicita est l’indispensable pivot. Car à ses yeux les gentils ne sont pas des perdants et la terre promise est au coin de la rue. Une saga familiale décalée, portée par une héroïne qui ressemble comme une soeur à Milena Agus.

Prix public TTC 15.00€
Titre TERRES PROMISES
Auteur MILENA AGUS
Éditeur LIANA LEVI
ISBN 9791034900077

Ma grande – Claire Castillon

«La vérité, c’est : je t’ai tuée et c’est tout. J’ai sans doute pas raison. Je regrette rien, et c’est mal.»
Ils se sont rencontrés à la piscine. Ils se sont aimés pas longtemps. Ils se sont acheté une maison. Il n’a jamais cessé de subir et malgré tout un enfant est né. Il n’était pas vraiment un homme battu : pas de bleus, rien de visible. Et pourtant des coups il y en a eu.
Alors on se demande pourquoi il est resté.

Prix public TTC 15.00€
Titre MA GRANDE
Auteur CLAIRE CASTILLON
Éditeur GALLIMARD
ISBN 9782072786259